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Comment activer le positif dans mon couple: Elle reconnaît leurs dépenses fastueuses et la complaisance des institutions pour les Trabelsi. Elle reconnaitt leurs dépenses fastueuses et la complaisance des institutions pour les trabelsi. Pour la première fois, Leïla Ben Ali, épouse de l ancien président tunisien, désormais exilée en Arabie saoudite, décide de parler. On me dit que les anciens quémandeurs se sont glissés dans la peau des héros de la Révolution, et je choisis de les plaindre. To see what your friends thought of this book, please sign up.

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Editions du Moment 15, rue Condorcet Paris www. Je l’ai écrit pour mes enfants et mes petitsenfants afin qu’ils n’aient jamais honte de porter le nom qui est le leur. Je l’ai écrit pour mon mari que je n’ai jamais cessé d’aimer. Aujourd’hui plus qu’hier, tout président déchu qu’il soit. Je l’ai écrit aussi pour ma famille et mes amis, ainsi que pour tous ceux qui sont persécutés pour nous avoir soutenus.

On me dit que le peuple m’est hostile, et je refuse de le croire, par respect pour le peuple. On me dit que nos amis d’hier sont devenus nos ennemis, et je ne peux que leur pardonner. On me dit que les anciens quémandeurs se sont glissés dans la peau des héros de la Révolution, et je choisis de les plaindre. Je n’accorderai pas plus de foi à ces allégations que je ne souhaite accorder d’attention aux mensonges et aux rumeurs qui ont circulé sur notre compte depuis le 14 janvieravec pour seul objectif de dénigrer ma famille, et moi particulièrement.

De faux procès nous ont désignés à la vindicte générale, menés par ceuxlà mêmes qui, la veille, se faisaient les chantres du régime du 7 novembre. Les vingt-trois années que Ben Ali a consacrées à notre pays pour lui offrir un bilan économique et social dont i l n’a pas à rougir ont été balayées d’un revers de la main, si injustement. Je pourrais m’amuser, moi aussi, à citer les noms des courtisans et des maîtres de la courbette qui se haussent du col aujourd’hui.

Je pourrais dresser la liste des avocats et des juges qui rivalisaient à détourner les lois pour plaire à mes proches, ou qui les poussaient vers des voies illicites, afin de se remplir les poches, la foule des manipulateurs en tout genre, les opposants de façade et les opportunistes de toutes nationalités, les ambitieux sans scrupule et les mondaines sans panache, les vrais faux amis de la Tunisie ou les ambassadeurs européens de connivence avec le régime.

Mais je ne veux pas me perdre dans les accusations ni pécher par déni des réalités. Je veux raconter les événements tels que je les ai ressentis et tels qu’ils se sont passés. Je serai subjective, certes, mais je m’efforcerai de faire la part des choses, n’épargnant rien de ce qui pourrait servir la vérité, y compris mes propres erreurs. Je me défendrai comme une femme, là où les hommes useraient de ruse et de stratégie.

Je me donnerai la liberté de parler de ma vie privée ou des affaires, sans toutefois céder à la haine ni au mépris. Car les propos qui suivent ne sont pas dictés par un esprit de revanche. Ils ne relèvent en aucun cas d’un règlement de comptes, encore moins d’une tentative désespérée de reprendre un quelconque pouvoir. Pour le reste, l’Histoire jugera.

Folles rumeurs, allégations mensongères et preuves fabriquées de toutes pièces ont circulé autour de cette journée. Je me dois, par conséquent, de commencer par rétablir les faits et par livrer le déroulement précis, tel que je l’ai observé et vécu, des événements qui ont marqué notre départ forcé du pays et l’ouverture d’une nouvelle page pour la Tunisie.

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Ma vérité by Leïla Ben Ali

Ce matin-là, je me suis réveillée dans notre maison de Sidi Bou Saïd, vers huit heures du matin, i l faisait beau, la baie descendait vers l a mer, bleue et sereine, comme depuis la nuit des temps. Une vague de contestation secouait en effet le pays.

Partie de certaines régions du Sud et du Centre, elle se propageait dans la capitale. Nos familles commençaient à s’inquiéter. L’ex-femme de mon frère Nacer avait vu sa maison incendiée la veille. Même chose pour mon frère Belhassen qui avait estimé plus sage de passer quelques nuits chez son beau-père avec femme et enfants.

Nous savions, certes, que nous vivions un moment difficile, mais j’étais loin de croire que la situation allait dégénérer, encore moins que nous devrions partir quelques heures plus tard. Ce vendredi 14 janvier, donc, j’ai eu la surprise de voir affluer chez moi les membres de ma famille.

Tous manifestaient un grand désarroi et invoquaient l’imminence d’un danger très sérieux. A l i Seriati, le chef de la Sécurité présidentielle, venait de leur envoyer des 4 x 4 de la Présidence, à mon insu, pour les réunir chez moi à Sidi Bou Saïd.

Ce dernier les a rappelés quelques instants plus tard pour les encourager à quitter le pays. Qu’ils se rassurent, a-t-il cru bon d’ajouter, ils rentreraient sitôt le calme revenu.

Tout le monde s’est apprêté à repartir, direction l’aéroport de Tunis-Carthage. Je me suis occupée de ceux qui devaient voyager un peu plus tard vers Tripoli. Il leilq avait parmi eux l’exépouse de mon frère Nacer avec son fils Houssam, la femme de Nacer et leurs trois enfants.

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Ne s’attendant pas à un départ aussi précipité, ils étaient venus sans bagages, les femmes en tongs, les enfants sans manteau, j’ai dû prêter aux uns et aux autres le minimum pour le voyage. Vers 15 h 30, j’ai reçu un coup de téléphone du palais de Carthage. Il me proposait d’aller accomplir une [1] omra à L a Mecque en compagnie de mon fils Mohamed et de ma fille Halima. Surprise, j’ai d e m a n d é: Vous serez de retour dans trois ou quatre jours.

J’avais confiance en mon mari. J’ai accédé cependant à sa demande, sans grande conviction. Ma fille Halima est alors arrivée, revenant du palais de Carthage où elle s’était rendue avec son fiancé pour s’informer de l a situation, chargée d’un message de son père: Vers seize heures, nous avons quitté la maison — mon fils Mohamed, âgé de six ans, ma fille Halima, son jeune fiancé et moi -sans avoir eu le temps de faire nos bagages.

J’ai juste préparé une valise pour le petit Mohamed et, dans une autre, j’ai fourré un nécessaire de toilette, une paire de chaussures et les [2] abaya nécessaires pour l a omra.

Halima, habillée d’un jean, avait pour tout bagage un manteau. Elle se console aujourd’hui à l’idée d’avoir emporté sa bague de fiançailles C’est dire si l’histoire selon laquelle je me serais envolée avec des dizaines de valises relève de l’invention pure et simple.

Je n’ai pas pris mes bijoux, ni ma garderobe, ni même de simples vêtements de tous les jours. Je n’avais sur moi ni argent ni passeport.

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On a glosé sur des tonnes d’or que je serais allée prendre à la Banque centrale et que j’aurais embarquées. La direction de cette banque a démenti ce gros mensonge, bientôt suivi par d’autres. Enfin, l’on a prétendu aussi avoir trouvé des sommes colossales au palais de Sidi Bou Saïd après notre départ. Certes, nous disposions de liquidités, c o m m e i l s’en trouve toujours dans les caisses personnelles des chefs d’État, mais elles étaient loin d’atteindre les 41 [3] millions de dinars tunisiens que l’on a prétendus.

Nous avons quitté le palais de Sidi Bou Saïd, suivis par les gémissements des chiens qui semblaient avoir reniflé l’odeur du drame. Au-dehors, la rue était déserte et pas un engin ne circulait. Un véhicule de police était stationné, seul, devant le bâtiment et, un peu plus bas, deux chars de l’armée. Pour la première fois, j’ai senti que quelque chose d’anormal était en train de se passer. Nous avons pris la direction du palais de Carthage où nous devions saluer mon mari avant le départ, comme convenu.

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Tunisie : la vérité de Leïla Ben Ali dans un livre

Mai s i l n’y avait pas le moindre gardien devant la demeure officielle, pas l’ombre d’une sentinelle, les portes étaient ouvertes aux quatre vents. Il n’y avait pas de voitures d’escorte, pas d’estafettes de service, seulement deux tanks positionnés sur le trottoir. Une impression d’étrangeté, de catastrophe en suspens, comme en temps de guerre, se dégageait des lieux. Et le pressentiment d’un malheur imminent m’a envahie définitivement. À l’intérieur du palais, devant le bureau présidentiel, j’ai vu qu’étaient garés des 4 x 4 ainsi que la voiture d’Ali Seriati.

Des gardes leika corps et des chauffeurs se trouvaient là, dont l’un s’est approché de moi pour me supplier: Il faut que le Président p a r t e! Mon mari était entouré de son chef du Bfn, Mohsen Rhaiem, de son directeur de cabinet, Iyadh Ouederni, et de son gendre Marwane Mabrouk, l’époux d’une de ses filles nées de son premier mariage, qui ne tarderait pas à quitter les lieux.

Ma vérité (French Edition)

Ali Seriati, le chef de la Sécurité, s’agitait dans tous les sens, évoquant des risques importants, cherchant à nous convaincre de la nécessité que je parte avec les enfants. Pour conclure, i l proposait au Président de nous accompagner à l’aéroport, selon son habitude.

Nous sommes restés cinq minutes en tout et pour tout. Le Président a demandé que quelqu’un aille chercher nos passeports à la maison. Nous n’avons plus le temps, i l faut partir immédiatement! Pour autant, mon mari ne se résignait pas à quitter son bureau.

Mais celui-ci ne l’entendait pas de cette oreille, il insistait, arguait que le palais pouvait être bombardé. D’ailleurs, des hélicoptères le survolaient et des gardescôtes risquaient de l’assaillir par la mer. Je ne voyais pas d’hélicoptères, personnellement, ni ne comprenais ces propos, que je trouvais délirants, de notre chef de la Sécurité présidentielle. Je ne disais rien. C’est Halima qui a insisté pour que son père nous accompagne à l’aéroport.

Alors seulement, Ben Ali s’est décidé à sortir du palais. Le cortège comprenait ma voiture, un véhicule qui nous suivait avec nos gardes du corps, mais aussi, ce qui m’intriguait, deux ou trois autres automobiles qui nous doublaient régulièrement, chargées de gardes que nous ne connaissions pas.

Devant nous, la voiture d’Ali Seriati. Le chef de la Sécurité roulait si vite qu’il a percuté un véhicule civil au rondpoint de Carthage. Mais il ne s’est pas arrêté, croyant peut-être que ce n’était pas grave. Â mon grand étonnement, au lieu de se diriger vers l’aéroport international de Carthage, où nous avions l’habitude d’embarquer, Seriati a pris la direction de l’aérogare de L’Aouina, qui est réservée à l’aviation militaire.

Cependant, je ne me posais pas trop de questions, l’homme connaissait son affaire, je m’efforçais de le suivre en roulant aussi vite que lui. Le Président avait rabattu le pare-soleil pour ne pas être reconnu, il me demandait de ralentir; il n’y a pas le feu, fulminait-il. D’ailleurs il ne comprenait pas pourquoi Seriati se pressait de la sorte. N’empêche, en six minutes, nous étions à 1’Aouina. A l’aéroport de L’Aouina Les gardes militaires ont refusé de nous ouvrir le portail et i l a fallu que Seriati descende de voiture pour leur en intimer l’ordre.

Autre fait inédit, l’on nous a dirigés, non pas vers le salon d’honneur comme i l se devait, mais vers le hangar où l’avion présidentiel était en cours de ravitaillement. J’ai regardé autour de moi. Le hangar grouillait de dizaines d’uniformes. Il y avait là les unités d’intervention de la Brigade antiterroriste, la BAT, ceux qu’on appelle les Ninja, armes au poing, des membres de la Garde.